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Dos Majeur

Mal de dos : à quoi sert la kinésithérapie ?

Le 10/12/2019

Bien conduite, la kinésithérapie est toujours un plus, quels que soient les traitements mis en place. Elle est essentielle pour une complète récupération et pour éviter les récidives. La prise en charge peut se faire dès la phase aiguë, jusqu’à la complète récupération fonctionnelle
de l’ensemble de ses activités. Le kinésithérapeute peut également vous offrir les outils de prévention dont vous avez besoin pour éviter les récidives.

Kinésithérapie : définition

Du grec ancien « Kinêsis », mouvement, et de « thérapie », la kinésithérapie regroupe donc l’ensemble des techniques de thérapie par le mouvement. Elle concerne l’intégralité de l’appareil locomoteur.

De la bronchiolite du nourrisson à la lombalgie chronique

Les patients sont en général adressés à un kinésithérapeute par leur médecin sur prescription médicale, à la suite d’une blessure, d’une intervention chirurgicale, en raison de rhumatismes, etc. Mais encore pour soulager une douleur issue d’une déformation, d’une contracture, ou encore d’un problème articulaire.

La kinésithérapie intervient donc fréquemment pour soigner le mal de dos.  Mais elle est aussi employée pour soulager la raideur et certaines maladies chroniques, réaliser une rééducation respiratoire, ou réduire les troubles de l’équilibre. Réalisée en cabinet, à l’hôpital, ou dans un centre de rééducation, elle inclut en effet différents domaines de spécialités.

Déroulement des consultations

Première étape pour le kinésithérapeute : réaliser un bilan, parfois approfondi, pour comprendre l’origine et le contexte de la douleur. Le spécialiste interroge notamment le patient sur ses antécédents, la fréquence à laquelle la douleur apparaît, et le type de douleur subi.

Puis on met en place un programme thérapeutique. Celui-ci peut se composer de séances de massage, de rééducation, d’étirements, de renforcement musculaire, ou de techniques de mobilisation. Pour votre kiné, il s’agit en premier lieu de soulager la douleur, puis d’éviter, dans la mesure du possible, qu’elle revienne !

Traitement de kinésithérapie : quelle thérapeutique ?

La kinésithérapie, c’est donc le soin par le mouvement. Et en particulier par le toucher : les massages et les manipulations sont fréquentes au cours d’une séance de kinésithérapie. D’autres techniques sont également mises à profit pour apporter le résultat le plus efficace et durable, en fonction de chaque patient et de sa pathologie.

 Les massages

Les massages réalisés par le kinésithérapeute ont une action sur la contracture musculaire. Ils diminuent la douleur, s’effectuent si besoin sous source de chaleur, et produisent un effet anti-stress. Ils libèrent et permettent les mouvements.

La balnéothérapie

Ce sont les effets combinés de ce type de traitement qui sont bénéfiques :

  • Mise en décharge de la colonne ;
  • Chaleur enveloppante par la bonne température de l’eau, ;
  • Massage au jet dans l’eau, facilitation des mouvements ;
  • Résistance douce des mouvements effectués dans l’eau.

La physiothérapie

La physiothérapie englobe un ensemble de techniques visant à aider le patient à regagner tout ou partie de ses capacités physiques à la suite d’une blessure, d’une maladie, ou encore d’un problème de développement moteur chez l’enfant. Elle peut ainsi soulager douleurs musculaires, articulaires et osseuses, mais aussi intervenir dans les pathologies neurologiques, respiratoires, circulatoires ou cardiaques.

Différents traitement peuvent être proposés au patient. On dénombre notamment les techniques de thérapie manuelle, la réalisation d’exercices, l’électrothérapie, l’hydrothérapie ou la thermothérapie.

  • Électrothérapie : suivant la fréquence et le type de courant électrique, on obtient un effet antalgique, anti-inflammatoire, ou décontracturant ;
  • Chaleur : elle entraîne une décontraction musculaire et une possible sédation des douleurs ;
  • Vibrations : les ultrasons occasionnent une vasodilatation, et produisent un effet anti-inflammatoire ;
  • Laser : il est utilisé pour ses bénéfices anti-inflammatoires et antalgiques.

Les mobilisations ciblées

Le kinésithérapeute aborde la zone douloureuse par de micromouvements libérateurs, précis et localisés. Les tractions vertébrales manuelles en sont un exemple.

La gymnastique globale

À éviter en phase aiguë, elle permettra ensuite de réharmoniser l’empilement vertébral et de rétablir l’équilibre musculaire du buste.

  • La gymnastique globale muscle l’abdomen ;
  • Elle étire les muscles lombaires, des cuisses, des jambes, etc. ;
  • Elle redonne de la souplesse et réharmonise la colonne vertébrale.

Nouvelle éducation gestuelle

Le kinésithérapeute vous accompagne également dans une démarche préventive, qui passe par une hygiène de vie à repenser et un ensemble d’automatismes à acquérir. Apprendre à verrouiller sa colonne vertébrale, mieux connaître le rôle des membres inférieurs et supérieurs, obtenir des conseils personnalisés… Autant de bénéfices que vous pouvez tirer de séances de kinésithérapie.

Quels sont les facteurs de prévention pour limiter les besoins en kiné ?

Votre poids

Notre architecture vertébrale est programmée pour notre gabarit. Les « maigres » souffrent ainsi autant du dos que les « gros ». Cependant, une prise de poids importante représente une surcharge et une contrainte supplémentaires dont notre colonne vertébrale se passerait bien !

Votre activité physique

Afin de réduire les risques pour notre dos, il est important de garder les articulations souples et les muscles abdominaux et dorsaux en bonne forme.

Cela demande une activité physique régulière. Si tous les exercices ne sont pas bons pour les lombalgiques, il ne faut surtout pas se surprotéger en refusant toute activité physique, la pire des solutions. Parlez-en à votre kinésithérapeute.

L’ergonomie

Le lombalgique subit parfois son environnement, s’il n’est pas adapté. Le modifier pour l’aménager, pour l’adapter individuellement, est une aide évidente aussi bien au travail qu’à la maison.

En savoir plus sur l’ergonomie.

La prévention, essentielle contre le mal de dos

Avant, après, ou pendant la douleur, il est important de réagir aux signaux envoyés par votre corps. Négliger ou ignorer un mal de dos peut entraîner une récidive, voire une installation de la douleur. Demandez conseil à votre médecin ou votre kinésithérapeute :

  • En prévention primaire : avant la douleur ;
  • En prévention secondaire : quand vous avez eu mal ;
  • En prévention tertiaire : si vous avez encore mal.
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