DEVENIR ACTEUR
PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS À L’ACTIVITÉ PHYSIQUE (PRAP)

La prévention des risques liés à l’activité physique constitue un enjeu majeur de la santé au travail. Devenir acteur PRAP permet d’acquérir les connaissances essentielles sur le fonctionnement du corps humain. Les formations dispensées par Dos Majeur offrent une approche précise des risques de santé et sécurité liés aux situations ou postes de travail spécifiques. La démarche à la fois théorique et pratique de nos formateurs tient compte des dernières évolutions du référentiel national en termes de prévention des risques liés à l’activité physique.

L’activité physique et ses conséquences sur l’entreprise

On peut définir l’activité physique comme l’ensemble des fonctions de relation, assurées par le squelette, le système articulaire, les muscles et le système nerveux, permettant les gestes, les déplacements et le maintien de postures. Ainsi toute activité de travail comporte une part d’activité physique, qu’elle soit à dominante dynamique ou statique, en liaison avec les activités mentales et perceptives.

  • Le coût direct des risques liés à l’activité physique est important pour les entreprises et les établissements. Ils occasionnent en effet une prise en charge des soins, des indemnités journalières, des capitaux versés ou constitués pour assurer des rentes aux salariés auxquels une incapacité professionnelle permanente est attribuée.
  • Le coût indirect pour la structure est également conséquent. Il est lié aux perturbations de son fonctionnement, de sa performance, à l’affaiblissement de son potentiel humain et aux difficultés qu’elle rencontre à le renouveler.

Contexte : une formation en constante évolution

Une approche initiale limitée

Les premières formations des opérateurs à la manutention manuelle remontent à la fin des années 60, début des années 70 : il s’agit essentiellement de former les salariés à la «manutention manuelle» et aux techniques de «lever – porter». Mais la formation aux techniques gestuelles trouve ses limites : ces « gestes et postures » de sécurité au travail ne peuvent être adoptés dans de nombreuses situations.

Le collaborateur, premier acteur de la prévention

Au début des années 80, c’est la notion d’ « ergonomie – gestes et postures » qui est introduite avec l’idée que les « gestes et postures » sont déterminés par la situation de travail et qu’il est primordial d’agir sur elle.

Dans les années 90 se développent des démarches visant à faire des opérateurs à leur poste de travail de véritables acteurs de la prévention, par leur connaissance des risques auxquels ils sont exposés, par leur compréhension des contraintes imposées par l’activité de travail et par leur possibilité concrète de proposer des solutions préservant leur santé et la finalité de leur activité.

L’intitulé « prévention des risques liés à l’activité physique – prap » est introduit en 2001 dans le Réseau Prévention. Il ne s’agit pas simplement d’un changement d’appellation. Il est mis en avant que le personnel, ou futur personnel, est le premier acteur de la prévention de l’entreprise.

Les fondements de la PRAP se trouvent notamment dans :

  • La réduction, voire la suppression des activités physiques conduisant à des atteintes périarticulaires de l’ensemble du corps,
  • La conception et l’aménagement de situations de travail respectant la santé, le bien-être des opérateurs et l’efficacité,
  • Une organisation du travail adaptée,
  • L’utilisation d’aides aux manutentions.

La formation gestuelle et posturale se place au dernier rang des moyens de prévention.

Dernières évolutions

Ainsi cette évolution couvre les exigences du décret n° 92-958 du 3 septembre 1992 sur la manutention manuelle de charges comportant des risques notamment dorsolombaires. Elle intègre aussi celles du décret n° 91-451 du 14 mai 1991 relatif à la prévention des risques liés au travail devant des équipements comportant des écrans de visualisation (travail statique).

La recommandation R.471 traite de l’approche des risques liés à la mobilisation des personnes à mobilité réduite, en perte d’autonomie ou sans autonomie dans le secteur sanitaire et médico-social. Elle vise à prévenir les TMS dans les activités d’aide et de soins en établissement. Cette recommandation précise que la démarche d’évaluation des risques liés à la mobilisation des personnes doit être une démarche globale. Celle-ci a pour but d’intégrer à la fois les objectifs de qualité de prise en charge des personnes, la qualité des soins et la protection de la santé au travail des personnels (physique et mentale).

Enfin, l’évolution de la formation PRAP s’est traduite depuis plusieurs années par un recentrage sur le risque TMS, s’adaptant ainsi aux priorités actuelles en matière de santé au travail (Programme TMS PROS 2).

Á qui se destine cette formation ?

Cette formation s’adresse principalement aux salariés qui ont dans leur activité une part importante d’activité ou de travail physique :

  • Manutention manuelle ;
  • Port de charges ;
  • Travaux ou gestes répétitifs ;
  • Postures de travail prolongées ;
  • Utilisation d’engins ou d’outils exposant à des chocs ou des vibrations…

Toutes ces pratiques peuvent en effet nuire à la santé des employés (lombalgies, affections ou lésions articulaires…) ou entraîner des efforts inutiles ou excessifs.

La formation PRAP est ouverte à tout salarié concerné par la prévention des risques liés à l’activité physique. 3 filières de formation spécifiques sont proposées en fonction du secteur d’activité :

  • Salariés des secteurs industrie, BTP, commerce et activités de bureau (filière PRAP IBC) ;
  • Salariés du secteur petite enfance (filière PRAP PE) ;
  • Salariés du secteur sanitaire et médico-social (filière PRAP 2S).

Pour les autres secteurs, la filière PRAP IBC permet d’acquérir des compétences transposables à tout type d’activité.

Quels sont les objectifs de cette formation ?

Pour réduire les risques d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, le salarié doit pouvoir participer à l’amélioration des conditions de travail. Tel est l’objectif de la formation Action PRAP, qui implique par nature un engagement de l’encadrement ou de l’employeur dans cette démarche de prévention. Elle peut en effet conduire à des modifications organisationnelles, techniques ou humaines dans l’entreprise.

Sur quoi porte cette formation ?

En suivant cette formation, le salarié peut agir sur les risques liés à l’activité physique et notamment :

  • Connaître les risques liés à son activité ou à son métier ;
  • Analyser en détail sa situation de travail ;
  • Adopter de bonnes pratiques et des gestes et postures appropriés pour la tâche à effectuer ;
  • Proposer à son encadrement des améliorations techniques ou organisationnelles d’aménagement de son poste de travail ;
  • Mobiliser les personnes concernées par la prévention des risques dans l’entreprise.

Qu’obtient le salarié avec cette formation ?

La réussite aux épreuves d’évaluation mises en œuvre à l’issue de la formation permet d’obtenir un certificat d’acteur PRAP, spécifique à la filière de formation suivie : certificat acteur PRAP IBC ou 2S.

Ce certificat est valable 24 mois au niveau national. Il est délivré par le réseau de l’Assurance maladie risques professionnels / INRS. Ce même certificat peut être délivré à des personnels non salariés dans le cadre d’une formation initiale.

Cette formation est régie par un ensemble de dispositions (modalités de mise en œuvre, référentiels, documents administratifs…). Ces dispositions sont formalisées dans le document de référence du dispositif global de formation à la prévention des risques liés à l’activité physique (à télécharger sur le site de l’INRS).

Comment se déroule cette formation ?

La durée de la formation dépend de la filière de formation choisie :

  • 14 heures pour les salariés des secteurs industrie, bâtiment et commerce (formation acteur PRAP IBC) ;
  • 14 heures pour les salariés du secteur petite enfance (formation acteur PRAP PE) ;
  • 21 heures pour les salariés du secteur sanitaire et social (formation acteur PRAP 2S). Le différentiel d’heures avec les autres filières s’explique par la présence de contenus liés à l’apprentissage des techniques de manutention des personnes à mobilité réduite.

Maintenir et actualiser ses compétences

Tous les 2 ans (24 mois de date à date), une mise à niveau des compétences est nécessaire. Ce recyclage est organisé sur une durée de 7 heures, où les compétences du salarié sont de nouveau évaluées.

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