Santé, sédentarité et travail assis

30 Juillet 2018

Sédentarité, activité physique et conséquences

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) entend par activité physique tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsable d'une augmentation de la dépense énergétique.

La sédentarité (manque d'activité physique) est considérée comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6%). On estime par ailleurs qu'elle est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27% des cas de diabète et d'environ 30% des cas de cardiopathie ischémique.

Selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps), le seul fait d’être assis plus de trois heures par jour est déjà responsable de 3,8 % des décès, toutes causes confondues et quel que soit le niveau d’activité physique en parallèle !

Le problème est que ce seuil des trois heures assis est largement dépassé et ne cesse de croître : chez les quadragénaires, le temps passé sans bouger (dans les transports, au bureau, devant leur téléviseur, etc.) est estimé à douze heures lors d’une journée de travail et à neuf lors d’une journée de congé !

Et à cette sédentarité peut venir s’ajouter le problème de l’inactivité : selon l’OMS, en dessous de 150 minutes d’activité physique hebdomadaire modérée (soit 30 min par jour, cinq jours par semaine) ou de 75 min d’activité physique intense (25 min trois jours par semaine), on est considéré comme inactif.

Position assise prolongée :
au moins 1h30 à 2 heures d’activité physique par jour pour compenser

Une enquête menée par Ergotron Inc. montre que 83 % des participants sont obligés de quitter leur travail pour soulager leurs symptômes dus à une position assise prolongée.
 
Outre la fatigue, le mal de dos, l'agitation... l'enquête montre que la position assise prolongée au travail augmente le risque de développer un diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et, même, certains cancers.

L'étude montre qu'une heure d'activité physique quotidienne ne compense pas les effet négatifs de la position assise prolongée sur la sensibilité à l'insuline. Il est préférable de faire des activités à faible intensité comme la marche, ou tout simplement de passer plusieurs heures par jour debout.

La seule solution : BOUGER

Bouger, c’est adopter un mode de vie actif en augmentant son activité physique et en réduisant son temps de sédentarité. Faire de l’activité physique et rester moins longtemps assis ou allongé, c’est mettre toutes les chances de son côté pour améliorer sa qualité de vie, son sommeil et, à plus long terme, réduire le risque de maladies.

Au bureau, faire des pauses régulières, s'étirer, se lever, marcher. Déjà 57 % des salariés font entre deux et cinq pauses par jour pour soulager leurs maux dus à la position assise. 8 % font même davantage de pauses.

Mais aussi, enchaîner des routines d'exercices augmente la concentration et la performance. Au Canada,à la demande de l'ASSTSAS et de l'APSAM, deux routines d'exercices simples ont été développées par Denis Marchand, professeur au département de kinanthropologie à l’UQAM, et Vincent Mandeville-Gauthier, étudiant à la maîtrise.

Ces routines (version longue/version courte) visent à accroître le confort des employés lors du travail de bureau. À noter qu'elles peuvent également être utiles pour d'autres tâches effectuées en posture assise et statique la majorité du temps. 

CONSEILS. Visionner jusqu’à deux fois la vidéo complètement avant d'exécuter les exercices. Avec la pratique, vous devriez pouvoir exécuter les routines d’exercices sans nécessairement visionner la vidéo. Limiter l'amplitude des mouvements ou cesser de les faire s'ils vous occasionnent des douleurs.