Diagnostic ergonomique de performance

06 Février 2017

Qu'est-ce que l'ergonomie ?

Depuis quelques années, l’ergonomie a envahi nos commerces et notre vocabulaire, elle est partout, chaque produit est vendu comme ergonomique, c’est un argument marketing  de plus en plus courant… et de plus en plus impropre à sa définition réelle !

En effet les termes « ergonomie », « ergonomie au travail », « outils ergonomiques » sont bien souvent mal utilisés. Lorsque nous recherchons "ergonomique" ou "ergonomie" sur google, nous tombons sur plus de 16 millions de résultats.

Aujourd’hui, les objets vendus comme ergonomiques sont partout, du stylo au vélo, de la table ergo à la souris ergonomique.

Il est temps de recadrer les choses et de définir ce qu’est réellement l’ergonomie au travail, et l’ergonomie en général.

L’étymologie de  « ergonomie » provient du grec ancien, ergon qui se traduit par « tâche » et nomos qui veut dire « loi ». L’association Internationale d’Ergonomie (IEA) donne une définition qui explique que « l’ergonomie doit produire, avec l’aide de nombreuses disciplines scientifiques, des connaissances qui doivent aider à une meilleure adaptation des postes de travail à l’humain qui l’habite »

L’ergonomie est donc bien éloignée d’un adjectif à accoler à n’importe quel objet, c’est avant tout une méthode, une réflexion sur un poste de travail. C’est en menant cette réflexion qu’on pourra à terme parler d’ergonomie au travail ou d’ergonomie tout court.

L’ergonomie, une science complexe

L’objet ergonomique n’existe pas, du moins, un objet ergonomique pour l’un ne sera certainement pas ergonomique pour l’autre. C’est pour cette raison qu’il faut appréhender l’ergonomie comme une science, ou du moins comme une méthode.

L’ergonome a, en effet, un processus à suivre pour faire de l’ergonomie au travail :

  • Il doit d’abord analyser la situation de travail : l’aménagement des locaux, des postes de travail, de l’organisation générale de l’entreprise… Surtout il étudie l’humain et sa place à l’intérieur de cet ensemble.
  • Ensuite il propose des solutions permettant aux employés, de l’ouvrier à la secrétaire de limiter leurs maladies professionnelles et TMS (Troubles musculo-squelettiques). Les solutions doivent prendre en compte, à la fois l’employé, mais aussi la hiérarchie : l’ergonomie ne se fait jamais aux dépens de la productivité, sinon, elle sera mal vue par les patrons, puis par les employés eux-mêmes.

L’ergonomie au travail, uniquement une question de posture ?

Il serait incomplet de parler de l’ergonomie au travail en parlant uniquement de la posture de l’employé, c’est bien sûr une variable importante, mais ce n’est pas la seule.

L’ergonomie au travail, c’est 3 choses :

  • L’ergonomie physique : où est étudiée la relation entre l’activité et l’anatomie de la personne. Il s’agit de repérer les postures de travail, les gestes – plus ou moins répétitifs – afin de repérer les TMS qui en découleraient. Cela passe, par exemple, par l'étude des postes de travail des gauchers, bien souvent adaptés pour des droitiers uniquement !

  • L’ergonomie cognitive : à savoir la tension sur les processus mentaux qui est observée lors d’une journée de travail : la mémoire, la prise de décision, le stress… Bref, tout ce qui peut constituer une « charge mentale » 

  • L’ergonomie organisationnelle : qui passe par la communication au sein de l’entreprise, l’étude du travail en équipe, etc…

Toutes les situations sont donc différentes ! Au même titre, les objets ergonomiques s’adaptent à chaque situation.