Jardinage : quelques astuces pour se préserver.

31 Janvier 2014

A priori le jardinage n’est pas dangereux si chacun l’adapte à ses aptitudes physiques. En proposant un éventail d’activités très large, son intérêt est triple :
- détente nerveuse, musculaire, psychologique : il est une source de joie et d’équilibre
- qualité de vie : produits naturels, sains, riches en vitamines et oligo-éléments
- économique : les produits du jardin sont source de revenu
 

Pour jardiner confortablement, certaines règles sont à respecter !

 
Il ne faut pas se créer des obligations trop fortes, mais toujours planifier les travaux, en alternant les différentes tâches physiques.
 
Il faut surveillez sa position de travail, celle qui respectera d’abord la forme physiologique de la colonne vertébrale et qui se rapprochera ensuite de la position verticale. Pour cela il faut que les jambes soient actives, toujours prêtes à se placer en fente avant, latérales, etc., et permettent une position vertébrale sécurisée.

Les pieds sont éloignés, s’ils se déplacent facilement avec aisance et facilité, ils permettront aussi l’efficacité. Quand on travaille avec une pelle, un râteau, une pioche ou plus simplement un balai, il faut que l’axe qui passe, sur le sol, par les deux pieds, passe aussi dans la zone de travail : comme trois points, sensiblement alignés sur la même ligne.

Ne restez pas en position statique !

Variez et changez de posture à la moindre gène, à la moindre contracture musculaire fatigante ou douleur vertébrale.

N’hésitez pas à vous accroupir et descendre vers le sol en posant un genou à terre, en position du « chevalier servant ». Vous compléterez votre confort en posant un coude sur le genou resté à hauteur. Vous proposerez ainsi une béquille de soutien à votre dos, reposant les muscles vertébraux qui resteront disponibles pour d’autres tâches.
 
Portez toujours prêt du corps, bras tendus, ou portez la charge avec les avant-bras, coudes pliés si vous êtes gênés pour marcher.
 
Faites plusieurs voyages en portant moins à chaque fois ; la rentabilité n’est pas de mise, seule la satisfaction de fin de journée compte.
 
Il est préférable de répartir les charges en portant à chaque main. Exemple : 2 arrosoirs au ¾ plein seront plus faciles à transporter qu’un seul arrosoir plein.
 

Ayez les bons outils, adaptés à chaque fonction.

Entretenez-les correctement pour qu’ils conservent leur efficacité maximum, les manches suffisamment longs et adaptés à la taille du jardinier, pour travailler la colonne vertébrale redressée.
 
Mécanisez-vous, si possible, pour éviter certains travaux trop pénibles, comme le bêchage. Vous n’aurez ensuite qu’à terminer le travail en ameublissant la terre.
 

Réfléchissez, organisez-vous et recherchez des aides techniques :

  • Pour vous aider dans les ports de charges ou le transport de végétaux (chariot, brouette)
  • Pour avoir des prises manuelles plus sures, indolores (caisse légère avec poignets, panier, mais aussi des gants)
  • Pour le rangement de vos outils à bonne hauteur, accessibles très facilement.
  • Pour travailler à bonne hauteur sur une table desserte ou un établi.
  • Enfin, ayez des habits confortables, pour chaque saison et chaque circonstance :
  • Couvrez chaudement les zones vertébrales vulnérables avec des vêtements aérés. N’hésitez jamais à changer un sous vêtement après avoir transpiré.
  • Portez des chaussures fermées et montantes, car pour bien travailler, une colonne doit avoir un support stable au sol.
  • Ayez recours pour les tâches difficiles à une ceinture de maintien lombaire.
  • Dosez vos efforts, faire de pauses, contemplez votre travail avec satisfaction.
  • Buvez abondamment surtout par temps chaud
  • Évitez de travailler en plein soleil, et méfiez-vous des courants d’air aux effets souvent sournois.